.-VIIe Sommet de Hanoi (Vietnam): 14-17 novembre 1997
À l'occasion de leur septième rencontre au Vietnam, les
représentants des 49 États et gouvernements membres de la Francophonie, qui
avaient prévu de se pencher sur le thème de la coopération économique, ont
finalement choisi comme sujet d'étude la prévention des conflits dans les pays
membres; ils se sont engagés également à coopérer avec la communauté
internationale pour garantir le respect des droits de la personne. Lors de ce
Sommet, le premier secrétaire
général de l'histoire de
l'organisation a été élu en la personne de M. Boutros Boutros-Ghali. Il a
notamment pour mission de faire en sorte que l'Agence deviennent une force
politique plus active, susceptible de jouer un rôle plus significatif sur la
scène internationale. À titre d'observateurs, étaient représentés l'Albanie, la
Pologne et la Macédoine. Comme invité spécial: le Val-d'Aoste (Italie).
.- VIIIe Sommet de Moncton (Canada): 3-5 septembre 1999
C'est le Nouveau-Brunswick, la seule province
officiellement bilingue du Canada, qui accueillit le VIIIe Sommet de la Francophonie. Les 52
États et gouvernements, membres et observateurs de l'espace francophone, ont
salué le travail de M. Boutros Boutros-Ghali, secrétaire général de la
Francophonie, qui a certainement contribué à asseoir la crédibilité de la
Francophonie politique. Les participants ont admis que l'approfondissement de
la démocratie nécessitait une action de fond qui se traduira par l'organisation
en 2000 d'un symposium de bilan et de propositions concrètes sur les pratiques
démocratiques en Francophonie. De plus, le principe de la diversité culturelle
est désormais acquis, alors qu'une conférence des ministres de la Culture de la
Francophonie est prévue pour l'année suivante. L'admission de l'Albanie et de
la Macédoine comme membres associés a été perçue comme un résultat positif dans
la constitution d'un bloc francophone dans les pays de l'Europe de l'Est.
.- IXe Sommet de Beyrouth (Liban): 18-20 octobre 2002
Le Sommet de Beyrouth qui devait se tenir en octobre 2001 a été reporté aux
18-20 octobre 2002 en raison de la situation internationale dans la région,
suite aux attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis (World Trade Center de
New York et Pentagone).
C'est le premier Sommet francophone tenu dans un pays arabe. La
Francophonie a pris un certain virage politique à Beyrouth en condamnant tout
recours au terrorisme et appelé à la conclusion d'une convention générale pour
contrer ce fléau. Le Sommet a rappelé que le dialogue des cultures constitue
une condition indispensable à la paix et permet de lutter contre l'exclusion,
l'intolérance et le terrorisme. C'est dans cet esprit qu'elle a également
abordé les questions liées au Proche-Orient, notamment celles touchant Israël,
la Palestine et l'Irak, ainsi que celles concernant l'Afrique, plus
particulièrement la Côte d'Ivoire.
Les chefs d'État et de gouvernement ont pris un engagement sans équivoque
en faveur de la mise en application de la Déclaration de Bamako sur la
démocratie, la bonne gouvernance et les droits de la personne adoptée par la
Francophonie en novembre 2000. Les chefs d'État et de gouvernement ont voulu
également que la Déclaration de Beyrouth fasse état de leur résolution de
mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires afin d'éviter que le recours aux
technologies de l'information et de la communication ne crée de nouvelles
inégalités. Ils ont conséquemment convenus de la tenue d'une conférence
ministérielle de la Francophonie sur les technologies de l'information et de la
communication dans le courant de l'année 2003 et en vue d'assurer une
participation active de la Francophonie au Sommet mondial sur la Société de
l'information qui se tiendra à Genève (2003) puis à Tunis (2005).
Enfin, mentionnons que la République slovaque a été admise à la Francophonie à titre
d'«observateur» lors du Sommet de Beyrouth. L'Algérie y a
participé à titre d'invité spécial du gouvernement libanais. Enfin, le Sommet a
décidé de resserrer les critères d'adhésion à la Francophonie, favorisant
l'approfondissement plutôt que l'élargissement de l'Organisation tout en
permettant l'octroi d'un statut d'«observateur» permanent aux pays francophiles
intéressés.
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